Betty Smith - La Joie du matin [critique]

21/6/2018

Après Le Lys de Brooklyn en 2014, les éditions Belfond, par le biais de leur collection Vintage, exhument un nouveau roman de Betty Smith. Initialement paru en 1963 aux États-Unis et en 1964 en France (aux éditions Stock), La Joie du matin est une chronique délicate de la première année d’un jeune couple dans une petite ville du Midwest des années 20.

Annie et Carl se sont mariés contre l’avis de leurs parents respectifs. Annie a dix-huit ans et a quitté l’école quatre années auparavant ; Carl a deux ans de plus et poursuit des études de droit à l’université. Impécunieux, les jeunes mariés composent comme ils peuvent pour joindre les deux bouts. Surtout, ils sont déterminés à atteindre les buts qu’ils se sont fixés, envers et contre tout.

AMOUR ET RÉSILIENCE

La Joie du matin, l’ultime roman de Betty Smith – elle en compte quatre à son actif –, est un ouvrage léger et pimpant. Léger comme Annie, jeune fille romanesque à peine sortie de l’adolescence et qui rêve de bonheur familial. Pimpant comme l’amour qu’elle porte à son mari, Carl, qui se démène pour mener de front études et vie professionnelle afin de subvenir au besoin du ménage.

Juvéniles, sans diplôme ni emploi stable, les jeunes époux doivent faire face aux vicissitudes de la vie avec toute la force de leur caractère. Leurs parents s’étant fermement opposés à leur union, Annie et Carl n’ont d’autre choix que de se débrouiller seuls pour affronter les épreuves que leur réserve leur fortune. Leur quotidien n’est pas toujours drôle, mais ils font le dos rond dans l’attente de jours meilleurs. Des jours meilleurs qui ne tarderont pas à venir, bien entendu.

La plume délicate de Betty Smith immerge le lecteur dans cette chronique suave et légère, un récit plaisant qui transporte avec délectation dans l’Amérique des années 20, un période différente de la nôtre à bien des égards.


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La Joie du matin
Betty Smith
La Joie du matin
Belfond Vintage – 7/6/2018
273 pages

À Propos de l'auteur

Née Elisabeth Wehner en 1896 de parents allemands, la jeune Betty passe toute son enfance dans le quartier de Williamsburg, à Brooklyn.

L’année 1943 est un tournant puisqu’elle rencontre Joseph Jones, qui deviendra son second mari, et que paraît Le Lys de Brooklyn, roman largement autobiographique qui va devenir instantanément un immense best-seller. 

Betty Smith s’est éteinte en 1972 dans le Connecticut, à l’âge de soixante-quinze ans.

Betty Smith