Blandine Rinkel - Le nom secret des choses [critique]
13/10/2019
Après L'abandon des prétentions (Fayard, 2017), portrait remarqué d'une prof retraitée inspiré de sa mère, Blandine Rinkel, par ailleurs également membre du groupe Catastrophe, signe un deuxième roman chez Fayard, Le nom secret des choses. Si l'histoire de cette jeune fille qui se cherche encore et qui se retrouve à frayer avec la bourgeoisie parisienne, perdant au passage son identité, semble séduire tout le monde, j'émets pour ma part beaucoup de réserves sur le roman.
Océane quitte sa campagne natale pour aller poursuivre ses études à Paris. Dans la capitale, elle n'arrive pas à être elle-même et calque ses pensées et ses gestes sur les autres afin de s'adapter à son nouveau milieu.
MIMÉTISME SOCIAL
Le nom secret des choses rend compte d'un âge où l'on se cherche, d'un âge où l'on est tenté de vouloir être comme les autres plutôt que soi-même – un âge où l'on construit sa propre identité. Si le sujet est prometteur, le résultat s'avère pour moi peu convaincant. Déjà, la narration à la deuxième personne du singulier m'a beaucoup gêné – difficile pour moi de rentrer dans l'histoire avec ce malaise permanent que me procure ce mode de narration. Ensuite, le roman brille par son ascence de dialogues, ce qui est bien souvent rédhibitoire pour moi.
Le récit se trouve malgré tout être fort intéressant par moments, mais les deux points évoqués précédemment ont fait que jamais je ne me suis laissé aller, me forçant pour ne pas abandonner ma lecture.
Le nom secret des choses n'est donc pas un roman pour moi, mais au vu des éloges à son endroit, nul doute qu'il le sera pour beaucoup.