Emmanuelle Richard - Désintégration [critique]

21/10/2018

Il est des livres que la presse spécialisée encense et qui ne déçoivent pas, et puis il y en a d’autres qui, une fois refermés, laissent le lecteur dubitatif quant aux louanges lues à leur sujet. Désintégration, le troisième roman d’Emmanuelle Richard paru aux Édition de l’Olivier se situe clairement dans cette deuxième catégorie.


Pour payer ses études, elle enchaîne les petits boulots tout en cherchant quelque chose qui serait une place. Elle n’envie pas ses jeunes bien nés qui, d’un claquement de doigts, obtiennent tout de leurs parents ; ils n’ont de cesse de lui rappeler qu’ils n’appartiennent pas au même monde. Ả force d’humiliations, le mépris s’inverse, la violence devient dignité ; et la colère monte, jusqu’à se changer en haine pure.

VOYAGE AU BOUT DE L’ENNUI

Que dire sur Désintégration ? Apprécier ou pas un roman est quelque chose qui parfois ne s’explique pas. Mais puisque l’exercice de la critique littéraire consiste à donner un avis personnel sur un ouvrage tout en essayant d’expliquer pourquoi on a aimé ou pas ledit ouvrage, essayons de le faire. Désintégration vous transportera d’ennui si vous êtes allergiques aux récits qui ne prennent pas le temps de creuser les personnages ; Désintégration vous portera aux confins de la torpeur si vous êtes réfractaires aux récits sans dialogues ; Désintégration vous fera bayer aux corneilles si vous appréciez les récits qui renferment de longues descriptions ; enfin, Désintégration risque fort de vous faire regretter votre achat si vous adeptes de la littérature classique et de ses phrases toutes en longueur.

Mais si vous aimez les récits ramassés traversés par un personnage unique qui livre ses pensées au lecteur à l’aide de phrases courtes et incisives, alors vous aimerez Désintégration.





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Désintégration
Emmanuelle Richard
Désintégration
L'Olivier – 30/8/2018
208 pages