John Farris – Furie [critique]

08/06/2021

Les éditions Gallmeister éditant généralement des romans qui sont de qualité en plus d’être de beaux ouvrages, je me suis plongé dans la lecture de Furie les yeux fermés, conquis par la splendide couverture et par l’alléchant résumé. Hélas, une fois n’est pas coutume, j’ai été grandement déçu – si le roman de John Farris n’est pas mauvais, il est quand même loin d’être le chef-d’œuvre annoncé.


Gillian Bellaver, 14 ans, grandit dans l’une des plus riches familles au monde, entourée de musique et de livres. Robin Sandza, lui, a comme père Peter, un tueur professionnel à la solde du gouvernement. Ces adolescents semblent n’avoir rien en commun, d’ailleurs ils ne se connaissent même pas. Pourtant, reliés par une étonnante connexion mentale, tous deux possèdent d’effrayants dons psychiques, capables de mettre en danger l’humanité tout entière. Alors que les membres d’une organisation gouvernementale se lancent sur la piste de Gillian et Robin pour découvrir l’origine de leurs mystérieux pouvoirs, Peter Sandza doit utiliser tous ses talents pour protéger les deux adolescents. Et la furie n’épargnera personne – quatrième de couverture.


UNE FURIE BIEN FADE

Publié pour la première aux États-Unis en 1976 et porté à l’écran par Brian De Palma deux ans plus tard, il a fallu patienter jusqu’en 2003 pour voir le roman de John Farris traduit en français. En 2020, les éditions Gallmeister le rééditent en grand format dans une traduction révisée et accompagné d’une splendide couverture. Hélas, l’habit ne faisant pas le moine même dans la littérature, le récit n’est pas à la hauteur de cette couverture.

Alors Furie n’est pas un roman à jeter, loin de là, mais comme souvent lorsque l’éditeur veut trop en faire en placardant des louanges dithyrambiques sur la quatrième de couverture, la déception est à la hauteur des attentes. Et, pour ma part, plutôt que de refermer le livre en me disant que j’ai lu un roman sympathique, et bien c’est une impression de tromperie sur la marchandise qui prédomine.

Heureusement, c’est un faux-pas isolé pour les éditions Gallmeister qui savent en temps normal éviter l’écueil des quatrièmes de couvertures trop aguicheuses.

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furie
John Farris
Furie
1976
512 pages

À Propos de l'auteur

John Farris, né le 26 juillet 1936 à Jefferson City, au Missouri (États-Unis), est un écrivain, dramaturge et scénariste américain, auteur de roman noir, de roman fantastique et de roman d'horreur.

Il a également signé des romans sous le pseudonyme Steve Brackeen.

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