Jules Verne - Le Tour du monde en quatre-vingts jours [critique]

12/4/2018


Si vous êtes âgés d’une quarantaine d’années, le premier souvenir qui vous vient à l’esprit lorsque l’on évoque Le Tour du monde en quatre-vingts jours est très certainement celui de la sérié animée diffusée au début des années 80 dans l’émission Récré A2, série animée qui mettait en scène des animaux anthropomorphes ; pour vous, Phileas Fogg est un lion et Jean Passepartout un chat. Ce n’est que des années plus tard que vous avez entendu pour la première fois le nom de Jules Verne et su que la série dont vous ne manquiez pas un épisode était adaptée d’un roman ultra-connu. Vous vous êtes donc attelé à la lecture de cet ouvrage et, ô bonheur ! ce dernier vous a plu tout autant que la série animée de votre enfance. 


Londres, 2 octobre 1872. Comme tous les jours, Phileas Fogg, un gentleman à la vie routinière, se rend au Reform Club. En feuilletant le Morning-Chronicle, il tombe sur un article qui affirme qu’il est possible, depuis l’ouverture récente d’une nouvelle ligne de chemin de fer en Inde, de faire le tour du monde en quatre-vingts jours. Une vive discussion s’engage alors à propos de cet article. Convaincu par ce qu’il vient de lire, Phileas Fogg parie 20 000 livres, soit la moitié de sa fortune, avec ses collègues du Reform Club qu’il parviendra à faire le tour du monde dans le délai avancé par le journal et part sur le champ avec Jean Passepartout, son valet de chambre. Il quitte Londres à 20 h 45 le 2 octobre et doit, pour honorer son pari, être de retour à la même heure au plus tard le 21 décembre. Mais le voyage des deux compagnons va être semé d’embûches et de contretemps…


UN ROMAN D’AVENTURE PASSIONNANT

Comme à son habitude, Jules Verne a parsemé Le Tour du monde en quatre-vingts jours  de données scientifiques et anthropologiques, et c’est ce qui fait tout le charme du roman : le récit de cette trépidante course contre-la-montre autour du globe est étayé par d’intéressantes pastilles didactiques – surtout en considération de l’époque où le grand public n’était pas forcément au fait de ces connaissances, à la différence d’aujourd’hui. De plus, les tribulations des personnages les faisant traverser de nombreux pays, Jules Verne s’attache à décrire les mœurs de l’époque desdits pays, ce qui est fort passionnant.

Rendu possible grâce à la révolution des transports qui marque le XIXe siècle, ce tour du monde et ses vicissitudes sont également l’occasion pour l’auteur d’aborder deux thèmes chers à ses yeux : la fidélité (notamment lorsque Phileas Fogg choisit, compromettant au passage la réussite de son entreprise, de porter secours au malheureux Passepartout capturé par des Sioux), ainsi que l’honneur et l’importance de la parole donnée.

En définitive, Le Tour du monde en quatre-vingts jours est sans conteste l’un des meilleurs romans de Jules Verne, l’un des plus rocambolesques. Rien d’étonnant donc à ce qu’il soit également l’un des plus adaptés, que ce soit au cinéma (deux longs-métrages), à la télévision (deux dessins animés, trois téléfilms et une série télévisée), en bande-dessinée (trois fois) ou bien encore au théâtre (deux adaptations).


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