Stefan Zweig -Vingt-quatre heures de la vie d'une femme [critique]

17/11/2018

Une vie entière, même centenaire, ne saurait suffire à lire tous les classiques de la littérature mondiale. Alors nous devons faire des choix et écarter certains ouvrages pour en privilégier d’autres – un choix bien souvent cornélien. Mais il s’avère que ce sont parfois les romans qui s’imposent à nous, sans que nous les ayons choisis, et ce même si nous en avions entendu parler et que, dans l’absolu, ils nous faisaient envie. C’est de cette manière, fortuitement, que Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, la célèbre nouvelle de Stefan Sweig, se retrouve chroniquée dans les pages de Littérature & Culture. Grâce à une rencontre.


C’est l’émoi dans une petite pension nichée sur la Riviera au début du siècle : Henriette, l’épouse d’un des pensionnaires, s’est enfuie avec un jeune homme qui n’avait pourtant passé là qu’une seule journée. Cette aventure qui n’a pas manqué de faire parler va ranimer des feux mal éteints chez une vieille dame anglaise ; cette dernière va alors se confier au narrateur du roman, le seul à avoir pris la défense de la femme infidèle.

QUELQUES HEURES DE BONHEUR

Passion, addiction, abandon de soi, tels sont les principaux thèmes abordés par Stefan Sweig dans Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, l’un de ses récits les plus célèbres. Publiée en 1927, cette longue nouvelle narre la tentative d’une veuve ayant abandonné toute idée de relation charnelle pour sauver un jeune homme de son addiction au jeu. Cette action au départ purement altruiste va alors rapidement se muer en violente passion – passion malheureusement sans réciprocité.

Le tour de force de Stefan Sweig est de parvenir à retranscrire de manière saisissante des sentiments forts et complexes en peu de pages. Ses descriptions de l’addiction et des changements de comportement que cette addiction engendre sont criants de vérité ; le comportement erratique du jeune homme est plus vrai que nature. L’auteur autrichien emmène le lecteur sur le chemin de la passion pour le plus grand plaisir de ce dernier.


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Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme
Stefan Zweig
24h de la vie d'une femme
1927
128 pages

À Propos de l'auteur

Stefan Zweig, est né le 28 novembre 1881 à Vienne, en Autriche-Hongrie, et s'est suicidé le 22 février 1942 à Pétropolis, au Brésil. Il laisse derrière lui une oeuvre pléthorique.

Stefan Zweig