Terminator 2 [coup de cœur]

15/9/2017



La diffusion hier soir d’une splendide version restaurée en 4K et convertie en 3D de Terminator 2 : Le Jugement dernier par les cinémas Pathé, est l’occasion de revenir sur ce film culte (6,1 millions d’entrées en France). S’il fut le film le plus cher de l’histoire à sa sortie en 1991 avec un budget de 102 millions de dollars, la suite de Terminator premier du nom le doit en partie à ses effets spéciaux novateurs pour l’époque. C’est en effet l’une des toutes premières fois que l’on pouvait voir sur un écran de cinéma les techniques désormais courantes du morphing et de l’animation 3D ; si ces techniques peuvent paraître banales en 2017, il faut se remettre dans le contexte de cette époque où les effets numériques n’en étaient qu’à leurs balbutiements pour comprendre la portée du film à ce niveau.


Parlons un peu de la version diffusée dans les cinémas Pathé hier soir avant de nous intéresser au film à proprement parler. Le travail de restauration qui a été effectué sur la pellicule originale est tout bonnement fantastique : l’image est d’une beauté sans nom et le résultat en met plein les yeux ! C’est bien simple, on jurerait que le film a été tourné cette année et non pas en 1991 ! La conversion 3D, quant à elle, est loin d’être un perfide argument mercantile mais présente une réelle valeur ajoutée en donnant aux mythiques plans de James Cameron une profondeur inédite, incroyablement aguichante, sans jamais chercher à balancer des objets au visage du spectateur. Une 3D qui surpasse, dans son intérêt, la plupart des 3D natives actuelles.


UNE SUITE QUI DÉPASSE L'ORIGINAL

Succès surprise de l’année 1984, Terminator a lancé la carrière de James Cameron et consolidé celle de Arnold Schwarzenegger. Une suite est rapidement envisagée mais, pour des questions de droits, il faudra attendre sept ans pour que Terminator 2 : Le Jugement dernier puisse voir le jour. Au vu du résultat, on se dit que ce n’est finalement pas un mal car si le film avait été produit plus tôt, sans ses effets spéciaux novateurs, pas sûr qu’il aurait été du même calibre. Mais T2 n’est pas un simple film d’épate où l’avancée technologique est le seul intérêt, loin de là. C’est un monument d’action impeccablement écrit, interprété et réalisé.

Robert Patrick est parfait dans le rôle du T-1000 froid et inexpressif (dire qu’il ne doit sa présence au casting qu’à une blessure contractée par Billy Idol – qui devait donc initialement être le méchant – peu de temps avant le début du tournage) ; Linda Hamilton joue à merveille cette mère survivaliste commando prête à tout pour sauver son fils ; et Edward Furlong, pour son tout premier rôle, impressionne par son aisance et son naturel.


La qualité du scénario est pour beaucoup dans le statut culte qu’a gagné T2 au fil des années. Chaque scène prépare les enjeux de la suivante, affole la narration, transporte les personnages (et les spectateurs) dans une cavale sans retour. Et que dire de la brillante idée de James Cameron de faire du T-800 un gentil reprogrammé par la résistance pour protéger John Connor – idée qui a déplu à Schwarzy au départ, avant qu’il ne finisse par se laisser convaincre par le réalisateur.

Et si la fin a été modifiée pour laisser la place à un éventuel troisième opus (qui verra le jour en 2003 avec Terminator 3 : Le Soulèvement des machines), encore une fois on se dit que cela a finalement été un bien.

Et pour ceux qui n’ont pas pu aller voir le film hier soir, pas de panique, cette somptueuse version restaurée sera éditée en Blu-ray le 3 octobre. Là, vous n’avez plus d’excuses !

EN RÉSUME

Terminator 2 : Le Jugement dernier est transfiguré par la splendide restauration/conversion supervisée par James Cameron en personne. Le résultat est époustouflant et offre au métrage une seconde jeunesse et au spectateur un orgasme cinématographique.


Terminator 2 : Le Jugement dernier
Un film de James Cameron
1991