1917 [coup de cœur]

21/1/2020



Pour son huitième long-métrage, le premier post James Bond, Sam mendes frappe un grand coup. Composé de six ou sept longs plans séquences, 1917 entraîne le spectateur dans le sillage de ses deux héros. Plongé malgré lui en apnée pendant deux heures, impossible pour le spectateur de ressortir indemne de la projection de ce film majeur et qui s'annonce d'ores et déjà comme un des grands films de 2020.

1917


6 avril 2017, la Première Guerre mondiale fait rage sur le front ouest. Will Schofield et Tom Blake, deux jeunes caporaux britanniques sont chargés d'une mission qui a tout de la mission suicide : les lignes de communication étant coupées, ils vont devoir traverser le no man's land et les lignes ennemies pour tenter de délivrer un message qui doit permettre de sauver 1 600 soldats britanniques parmi lesquels le le frère de Blake.

1917


1917, UN GRAND CRU

Parfois, dès les premières minutes d'un film, vous savez que êtes en train d'assister à un spectacle qui va vous secouer ; parfois, dès les premiers plan d'une pellicule, vous savez que vous êtes devant une bobine qui restera ancrée en vous longtemps ; parfois, dès les premières lignes de dialogues d'un long-métrage, vous savez que vous regardez une œuvre qui marquera la grande histoire du cinéma. 1917 est l'un de ces films.

Dans ce huitième long-métrage, Sam Mendes fait une fois plus montre de son immense talent de conteur d'une part, et de sa virtuosité lorsqu'il s'agit de filmer ses personnages et de les porter à l'écran. Que ce soit Kevin Spacey dans American Beauty, Daniel Craig dans le diptyque Skyfall/Spectre ou bien le duo George MacKay et Dean-Charles Chapman dans ce 1917, le réalisateur Britannique transcende ses acteurs.

1917


PROUESSE TECHNIQUE

Si à l'image de Birdman d'Alejandro González Iñárritu, 1917 est un faux plan-séquence de deux heures, il n'en reste pas moins que la prouesse technique est immense. Tout d'abord parce que le film est malgré tout composé d'une poignée seulement de vrais plans-séquences, et ensuite parce que les mouvements de caméra lors de ces plans-séquences sont tout simplement sublimes. Cette dernière court avec les personnages principaux au milieu des tranchées, enjambe les cadavres, saute par-dessus les barbelés – elle ne s'arrête jamais et entraîne le spectateur dans un ballet anxiogène en l'immergeant complètement dans l'horreur de la guerre de tranchées.

Sophie Avon, dans Le Masque et la plume, a parfaitement résumé le point de vue qui suinte de 1917 : « [...] avec cette idée qui hante le film : la guerre, c'est la mort, même si on en réchappe. Parce que même si on en réchappe, on meurt à soi-même. Et puis, on perd tout : son innocence, ses amis, ses illusions. » Je plussoie

1917

EN RÉSUME

Puissant, époustouflant, techniquement grandiose, 1917 est la première grosse claque de 2020.


1917
Un film de Sam Mendes
2020

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