Invisible Man [coup de cœur]

25/6/2020



Pour mon grand retour au cinéma après trois mois et demi de disette forcée, j'ai jeté mon dévolu sur Invisible Man, le nouveau long-métrage de Leigh Whannell, le spécialiste des films que tu flippes quand tu les regardes (on lui doit notamment les scénarios des trois premiers volets de la saga Saw et de toute la saga Insidious). Si le cinéaste australien a écrit de nombreux scénarios, Invisible Man et seulement son troisième film en tant que réalisateur. Mais quel film ! On flippe de la première à la dernière minute !

invisible_man


Cecilia Kass vit avec Adrian Griffin, un riche scientifique spécialisé dans l'optique, tyrannique et violent. Malmenée et désabusée, elle décide de le quitter et part en pleine nuit avec l'aide de sa sœur Emily. Deux semaines plus tard, toujours sur ses gardes, Cecilia apprend qu'il s'est donné la mort suite à son départ. Pourtant, elle s'interroge sur son suicide lorsque certains signes étranges commencent à se manifester autour d'elle, la terrorisant et l'isolant des autres.

invisible_man


L'ANGOISSSE PLUS QUE L'HORREUR

Tout d'abord, avec Invisible Man, ne vous attendez pas à un film d'horreur classique car il y est plus question d'angoisse et de terreur que d'horreur pure. Leigh Whannell parvient, en posant parfois sa caméra sur l'homme invisible (et donc sur un pan de mur ou un coin de chambre vides), laissant ainsi Elisabeth Moss (fabuleuse, comme d'habitude) hors champ, à distiller le même mal-être devant que derrière l'écran. Il n'est pas rare de se rendre compte que l'on est en apnée devant certaines scènes du film ! Et les métrages qui arrivent à distiller une telle angoisse sans déferlement de scènes gores ne sont pas légions (je pense au sublime It Follows de David Robert Mitchell sorti en 2014).

invisible_man


VISIBLE TALENT

Si d'aucuns déploreront le fait que le long-métrage de Leigh Whannell est un brin convenu, moi je préfère m'en tenir à sa brillante réappropriation du mythe de l'homme invisible. Le cinéaste australien s'empare de l'œuvre de HG Wells pour en faire une fable dénonçant les comportements sexistes et abusifs de notre ère post-MeToo. Et si cela peut être considéré comme un brin convenu, en effet, ce genre de discours dans l'art en règle général n'en reste pas moins nécessaire et important

invisible_man

EN RÉSUME

Anxiogène à souhait, Invisible Man est un film qui tient le spectateur en alerte pendant deux heures. Une réussite totale.


Invisible Man
Un film de Leigh Whannell
2020

A LIRE AUSSI SUR LITTÉRATURE & CULTURE

1917
play
toy_story_4