Olivier Adam - Chanson de la ville silencieuse [critique]

13/4/2020

À la faveur de l'achat d'un nouvel iPad pour, entre autre, pouvoir lire plus facilement des livres numériques pendant cette période de confinement (mon ancienne tablette Apple ayant atteint l'âge canonique de huit ans, cette dernière ne tenait non seulement plus la charge mais, de plus, ne supportait plus les mise à jours), je suis tombé, dans la librairie de l'app Apple Books, sur une catégorie « Best-sellers à petits prix» où était présent, pour la modique somme de 3,49 €, Chanson de la ville silencieuse de Olivier Adam. Voulant découvrir cet auteur depuis un moment déjà, je n'hésitai pas longtemps et achetai donc ledit roman et, au vu du plaisir pris à lire cet ouvrage, il est certain que je n'attendrai pas la fin du confinement pour me plonger dans un autre de ses romans !


Fille d'un chanteur à succès prétendument mort (son corps n'a jamais été retrouvé), la narratrice de Chanson de la ville silencieuse se rend à Lisbonne sur la foi d'un cliché flou montrant un musicien de rue ressemblant à l'artiste disparu. Son voyage sera l'occasion de se replonger dans son passé et de mettre à nue les rapports distants qu'elle entretenait avec son géniteur.


LE FANTÔME DU PASSÉ

Évacuons le sujet tout de suite : oui, ce roman compte un certain nombre de clichés sur son sujet, l'industrie musicale (notamment dans la construction du personnage du père, archétype rebattu de l'artiste torturé et incompris), mais cela n'empêche en rien de l'apprécier – en tout cas, pour ma part, tout en ayant conscience de ces lieux communs, j'ai pris beaucoup de plaisir à parcourir cet ouvrage.

Avec son titre emprunté à un morceau de Dominique A, le roman de Olivier Adam est construit comme une chanson, avec une profusion de phrases courtes souvent sans verbe, de nombreuses énumérations et des répétitions. On se laisse embarquer par la voix de la narratrice, jeune femme ayant grandi sans repères, quasiment sans parents, et qui partage avec nous ses souvenirs de jeunesse au détour de son errance à Lisbonne.

Il parait que Chanson de la ville silencieuse est loin d'être le meilleur roman de Olivier Adam. Peut-être alors que je ne l'aurais-je pas autant apprécié si j'avais lu d'autres ouvrages de l'auteur avant mais, en tout cas, il m'a vraiment donné envie d'approfondir son œuvre, ce que je ne manquerai pas de faire au plus vite. Prochaine étape : Peine perdue.



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Olivier Adam
Chanson de la ville silencieuse
3/1/2018 - Flammarion
219 pages

À Propos de l'auteur

Olivier Adam est né à Paris le 12 juillet 1974. Il est l'auteur de nombreux livres dont Je vais bien, ne t'en fais pas (Le Dilettante, 2000), Passer l'hiver (L’Olivier, Goncourt de la nouvelle 2004), Falaises (L’Olivier, 2005), À l'abri de rien (L’Olivier, prix France Télévisions 2007 et prix Jean-Amila-Meckert 2008), Des vents contraires (L’Olivier, Prix RTL/Lire 2009), Le Cœur régulier (L’Olivier, 2010), Les LisièresPeine perdueLa RenverseChanson de la ville silencieuse et Une partie de badminton (Flammarion, 2012, 2014, 2016, 2018 et 2019).

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