Douglas Kennedy – Une relation dangereuse [critique]

17/04/2021

S'il y a des auteurs qui sont d'une qualité littéraire égale, l'intérêt des romans de Douglas Kennedy, au contraire, fluctue d'un ouvrage à l'autre. Si certains des romans de l'écrivain américain sont très bons, d'autres manquent d'harmonie et distillent le talent de leur auteur au compte-goutte. Une relation dangereuse fait partie de ceux-là, se terminant brillamment après avoir peiné à démarrer.


En mission au Moyen-Orient, Sally rencontre Tony. Elle est reporter au Boston Post, il est journaliste au Chronicle. Elle est pétillante, il est charmeur. Elle est célibataire, lui aussi. Ce qui doit arriver arrive : coup de foudre. Mais Sally ignore encore que le rêve va virer au cauchemar. Et que le pire viendra de celui qu'elle pensait pourtant bien connaître, son mari – quatrième de couverture.


UN ROMAN MOYEN

Évacuons tout de suite l'incompréhension que mon accroche ne manquera pas de susciter : si j'estime que Une relation dangereuse est un roman moyen comparé à d'autres de Douglas Kennedy, c'est parce que celui-ci présente une première partie irritante. Certes, cette première partie est totalement nécessaire pour introduire la seconde où le talent de l'auteur américain – qui n'est plus à prouver – éclabousse le récit, mais bon sang que le personnage de Sally m'a agacé avec son auto-apitoiement exagéré. Vous allez me dire que je ne suis pas une femme et qu'à plus forte raison je n'ai jamais été enceinte et que, par conséquent, je ne peux pas comprendre les réactions de l'héroïne. Et vous aurez très certainement raison, mais voilà, le fait est que cette première partie à été pour moi ponctuée de très nombreux soupirs d'agacement.

Il y a une deuxième raison qui a motivé mon jugement, c'est le fait que l'histoire, dans ses grandes lignes et toujours dans la première partie, est cousue de fil blanc. On voit le truc venir des pages à la ronde.

En revanche la seconde partie, et notamment l'audience finale devant le juge, a été un réel bonheur à lire. Là, pour le coup, il y a des rebondissements intéressant et le personnage de l'avoué de Sally est truculent – du très bon Douglas Kennedy. Mais tout cela arrive trop tardivement pour pouvoir rattraper l'ennui du début.


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Douglas Kennedy
Une relation dangereuse
2/10/2003 – Belfond
406 pages

À Propos de l'auteur

Douglas Kennedy est l’un des auteurs américains préférés des Français. Il s’est imposé avec, entre autres, Piège nuptialL’homme qui voulait vivre sa vieLes désarrois de Ned AllenLa poursuite du bonheur et Cet instant-là. Il vit entre New York, Paris, Londres et Berlin.

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